Le péage urbain en France : inégalitaire et inadapté

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Rejeté l’an dernier par l’Assemblée nationale, le péage urbain vient de réintégrer le projet de loi Grenelle II dont le vote est prévu les 28 et 29 juin prochains. Il permettra aux agglomérations de plus de 300 000 habitants de taxer, d’abord à titre expérimental, l’accès à leur centre-ville.

Forte de trente ans d’expérience en matière de transport individuel et de sécurité routière, La Fédération Française des Motards en Colère se dresse contre cette approche inégalitaire et inadaptée de la politique de mobilité urbaine.

Une politique inadaptée
Vouloir faire payer les usagers pour accéder aux centres des villes, c’est oublier un peu vite que les réseaux de transports en commun – souvent saturés et d’une fiabilité parfois aléatoire – peinent déjà à répondre à la demande actuelle.
La politique d’éradication de la voiture en ville, déjà largement appliquée depuis plusieurs années par la création volontaire de difficultés de circulation et de stationnement, montre ses limites. Alors que beaucoup d’automobilistes, lassés, se sont tournés sans formation vers les deux-roues motorisés de petite cylindrée, d’autres subissent quotidiennement d’interminables embouteillages, non pas par choix, mais par nécessité (horaires décalés, transport de charges incompatibles avec les transports en commun, secteur mal desservi..) !

Une politique inégalitaire
Un péage urbain ne résoudra pas les problèmes de congestion et de pollution des villes, il ne fera que les déplacer en périphérie. Pire, cette nouvelle taxe réservera le cœur économique des villes aux plus privilégiés, reléguant les plus démunis, les plus défavorisés géographiquement et les professionnels dans leurs difficultés de circulation quotidiennes, au plus grand mépris des principes d’égalité sur lesquels notre pays est fondé.

Favoriser la place du deux-roues motorisé
Des alternatives crédibles et concrètes existent pourtant et n’attendent qu’un peu de bonne volonté politique pour être mises en œuvre. On ne peut plus nier aujourd’hui l’intérêt du deux-roues motorisés pour favoriser la fluidité du trafic, tout en limitant les émissions polluantes. Au lieu de chercher à en dissuader l’usage par tous les moyens, les pouvoirs publics devraient au contraire les encourager, notamment en les autorisant à circuler entre les files et dans les voies de bus.
La FFMC reste persuadée que « les motos et les scooters ne sont pas un problème mais une solution ! ».

Pour que chacun préserve son droit de circuler librement, la FFMC appelle tous les usagers de deux-roues motorisés à écrire à leurs parlementaires en utilisant le courrier-type disponible sur son site internet : www.ffmc.fr

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